29/11/2017

  La chapelle Sainte-Suzanne accueille, pendant un mois, une cinquantaine de crèches du monde. L’association de sauvegarde bichonne ce lieu. 
« Affectueusement, entre nous, on l’appelle notre petite chapelle Sixtine. » Les mots de Jean-Yves Le Meur, président de l’association de sauvegarde de la chapelle Sainte-Suzanne sont tendres et évocateurs de la beauté du lieu. 
Entourée d’immenses chênes centenaires, cette chapelle ne passe pas inaperçue, et est bien présente dans les coeurs et les têtes des Mûrois. C’est en y pénétrant qu’il est possible de découvrir ce joyau d’architecture religieuse. « Il suffit de lever la tête et de voir la flamboyance du plafond de la chapelle. Moi, je me vois au Vatican lorsque je suis ici », souffle Jean-Yves Le Meur qui passe presque l’intégralité de ses journées dans la chapelle. 
Des crèches du monde 
Pour Maryvonne Allano, ce lieu est empli de souvenirs : « Mes parents ont eu la clé de la chapelle pendant cinquante ans. Au départ, mon père, Armand Grascoeur, entretenait le site et ma mère, Sidonie, se transformait en guide lors des visites. L’extérieur était un terrain de jeux pour moi. C’est presque un devoir moral de faire partie de cette association ». 

Les membres de l'association de sauvegarde de la chapelle Sainte-Suzanne ont orné le lieu de crèches venues du monde entier

Mais voilà. La chapelle du XVIe siècle est en péril. Les lambris se détachent. Et Sainte-Suzanne est classée aux monuments historiques depuis 1952, ce qui signifie « qu’on ne peut faire aucun travaux sans la Direction régionale des affaires culturelles. La municipalité a la volonté de la rénover, un courrier a été envoyé, il faut désormais une expertise de la Drac », indique le président.  
 
Le dossier peut être long à traiter « malgré l’urgence des travaux à faire, nous sommes conscients que la chapelle n’est pas la seule à devoir être sauvée », et l’association ne compte pas regarder la chapelle Sainte-Suzanne s’éteindre sans rien faire. Alors elle la met en valeur, « on impulse une dynamique, on fait visiter le site ».

Pour les fêtes de Noël, les presque 80 membres comptent bien mettre un coup de projecteur sur le lieu. À partir du samedi 9 décembre, une exposition d’une cinquantaine de crèches du monde entier sera visible chaque week-end, et même chaque jour pendant les vacances scolaires. « Le père Galerne, qui vit dans le Morbihan, est collectionneur de crèches. Il a parcouru le monde pour en récupérer, et nous en a prêté un joli nombre. » Venezuela, Italie, Portugal, pays d’Afrique… Ou même de régions de France. Elles sont là, et ornent la petite chapelle « Sixtine ». « Elles sont magnifiques, dans des matériaux différents, poterie, tricot, bois… »
 
Les paroissiens ont aussi créé leur crèche, affichée dans la chapelle. Et dans le transept sud, une place est laissée aux enfants : « ils peuvent apporter leur dessin de Noël, un courrier a été envoyé aux écoles allant de Loudéac à Rostrenen pour les encourager à venir voir la chapelle », note Jean-Yves Le Meur. Jusqu’au 7 janvier, il est possible de venir admirer les crèches installées par l’association reconnue d’intérêt général.
 
Samedi 9 décembre, à 10 h 30, vernissage de l’exposition de crèches à la chapelle Sainte-Suzanne. Celle-ci est visible tous les week-ends jusqu’au 7 janvier, de 14 h à 18 h, et chaque jour pendant les vacances de Noël. 

11/11/2017

Trois cents bulbes de narcisses blancs et tulipes rouges ont été plantés dans l’enclos de la chapelle Sainte-Suzanne, jeudi matin.
 
Au total, les jardiniers municipaux comptent en disséminer 2 000 sur l’ensemble de la place Sainte-Suzanne.
 
Ils ont été secondés par une dizaine de bénévoles de l’Association de sauvegarde de la chapelle. Et en ont profité pour procéder à un nettoyage d’automne du site.

Une équipe de bénévoles a prêté main-forte aux jardiniers. | 

 « Nous avons opté pour des bulbes naturalisables, qui ne pourrissent pas en terre une fois défleuris et qui vont se multiplier au fil des années », indique Mathieu Bossard, en charge du fleurissement communal.
 Au printemps, l’enclos de la chapelle prendra donc de belles couleurs.
 
L’association compte également poursuivre son travail de réalisation de massifs arborés sous les chênes et au pied du bâtiment.

09/04/2017

Une équipe de bénévoles a nettoyé l’enclos de cette chapelle en prévision de la messe du pardon. Un repas-crêpes aura lieu dimanche dans son enceinte.
 
L’initiative
Née il y a tout juste deux mois pour aider au financement de la rénovation de la chapelle Sainte-Suzanne, la toute nouvelle association de sauvegarde n’a pas traîné pour mettre en route un certain nombre d’activités afin de se faire connaître.
 En effet, des flyers ont été édités et distribués dans les boîtes aux lettres pour sensibiliser le public au projet et permettre à ceux qui le souhaitent de devenir membre de l’association. Aussi, deux collectes de papier ont déjà eu lieu, ce qui a permis de récupérer près de sept tonnes de journaux et revues. Dimanche, aura lieu une première manifestation avec l’organisation d’un repas-crêpes sur le site même de la chapelle, à l’issue de la messe du pardon. 
 Redonner à la chapelle son lustre d’antan
« Notre but est d’impulser une dynamique auprès de la population pour la sensibiliser à la préservation de ce patrimoine classé qui est cher à beaucoup de Mûrois, indique le président, Jean-Yves le Meur.
 

Une équipe de bénévoles a nettoyé l'enclos de cette chapelle en prévision de la messe du pardon. Un repas-crêpes aura lieu dimanche dans son enceinte.

Les premiers échos sont favorables. Nous comptons déjà une quarantaine de membres et nous commençons à recevoir des dons. »
Sans compter que le comité vient de générer un grand élan de solidarité autour du nettoyage de l’édifice. Vendredi, une vingtaine de bénévoles a remis en état l’extérieur du bâtiment : les petits arbres situés dans l’enclos ont été émondés pour donner à la chapelle davantage de clarté, le mur d’enceinte a été libéré de son lierre et de ses mousses et le sol nettoyé de ses mauvaises herbes. Le choeur et la nef ont aussi été dépoussiérés.
« D’autres idées germent », assure le président qui avec toute son équipe souhaiterait, à plus ou moins long terme, « redonner à la chapelle son lustre d’antan ».
 
Dimanche 9 juillet : à 10 h 30, messe du Pardon ; à partir de 12 h repas-crêpes sous chapiteau. Possibilité d’adhérer sur place à l’association. Montant de la cotisation annuelle : 20 €
 

04/04/2017

La chapelle Sainte-Suzanne de Mûr-de-Bretagne (dans la commune nouvelle de Guerlédan, Côtes-d’Armor), nécessite d’importants travaux de restauration. Une association de sauvegarde vient d’être créée.
 
La chapelle Sainte-Suzanne, à Mûr-de-Bretagne (Côtes-d’Armor) a été construite au cours du XVIe siècle. Sa beauté est notamment due aux lambris et peintures du XVIIIe  siècle qui ornent sa voûte. Peints en 1722-1723 par Delaporte, ils représentent la passion du Christ et la vie de sainte Suzanne. Par deux fois déjà, en 1878 et 1975, les Beaux-Arts ont entrepris leur restauration, mais aujourd’hui elles commencent à s’abîmer à cause d’un mauvais état de la charpente.
 
Alertée par la municipalité, Marie-Line Quéro, ingénieure au service culturel et patrimoine des Côtes-d’Armor s’est penchée sur le dossier et a fait réaliser un constat par un charpentier. On peut y lire que « la charpente, qui a dû être consolidée dans les années 1950-1960, est en mauvais état. A priori, il n’y a pas de risque imminent, il faut par contre éviter les entrées d’eau. Mais compte tenu de la présence de la voûte peinte et de la complexité de la restauration, l’opération est délicate et ne relève plus du simple entretien. »

La chapelle Sainte-Suzanne de Mûr-de-Bretagne (dans la commune nouvelle de Guerlédan, Côtes-d'Armor), nécessite d’importants travaux de restauration. Une association de sauvegarde vient d’être créée

Des travaux à 800 000 € 
De gros travaux s’imposent donc, qui pourraient avoisiner les « 800 000 € à la louche », selon l’ingénieure. Et même si la commune peut compter sur 50 % d’aides de l’État, la charge reste importante.
C’est dans ce contexte que des bénévoles ont décidé de se serrer les coudes pour recueillir des fonds. Déjà, le comité des fêtes a programmé un concert le 29 juillet. De plus, une association de sauvegarde de la chapelle, constituée d’une vingtaine de membres, vient de se créer autour de Jean-Yves Le Meur, Yvon Jouan et Jean-Jacques Coz, qui ont accepté d’en prendre la responsabilité parce qu’ils ont à cœur de « participer à la sauvegarde de ce patrimoine à valeur historique tout en accompagnant la municipalité dans ses démarches ».
Dans les prochains jours, l’association va se mettre au travail pour définir ses statuts, avec deux objectifs : en faire une association reconnue d’intérêt général apte à délivrer des reçus de dons, ce qui permettrait aux donateurs de bénéficier d’une déduction d’impôt, et prévoir tout un programme d’animations.